La dernière édition du « Future Risks Report » est claire. Experts et grand public s’accordent sur la multiplication des risques, présents et à venir. Pour les premiers, c’est l’IA qui vient en tête, quand les seconds maintiennent le climat à la première place mondiale. Mais tous attendent des assureurs de jouer un rôle central dans la prévention, avant le risque, et plus seulement après.
La montée fulgurante des risques liés à l’IA et au big data
La dernière cartographie des menaces économiques futures bouleverse les stratégies de protection des ménages et des entreprises. Cela va contraindre le secteur de l’assurance à revoir ses modèles de couverture et ses offres de service.
C’est ce qui ressort de l’enquête Ipsos auprès de 4 345 experts de 62 pays et 24 000 citoyens de 19 nations. L’édition 2026 du « Future Risks Report » marque ainsi un tournant historique.
Jusqu’alors en tête, les risques climatiques cèdent la première place du podium à l’« Intelligence artificielle », selon les spécialistes interrogés. En passant en un an seulement de la quatrième à la première place, l’IA provoque une anxiété soudaine liée à la rapidité de son influence sur l’économie et la société.
Cela entraîne une profonde incertitude sur notre capacité à anticiper ses impacts sur notre quotidien. Et, alors que le monde est déjà perçu comme en état d’urgence permanent, on assiste au choc de plusieurs crises qui s’auto-alimentent.
En dehors de l’IA et du climat qui se battent en tête des risques futurs, on trouve ensuite, dans le classement de l’étude, l’instabilité géopolitique, les risques cyber et les risques énergétiques.
Aux yeux du grand public, le changement climatique reste le principal risque, toutes générations confondues. Mais, l’IA est passée de la 7ᵉ à la 2ᵉ place pour les ménages, en seulement un an.
Ce qui l’inquiète le plus à propos de l’IA, ce sont les dérives éthiques : droits fondamentaux, biais algorithmiques, détournement et utilisation abusive des données. Vient seulement ensuite l’impact sur l’emploi : l’IA n’a toujours pas démontré sa capacité à créer des emplois. On lui reproche aussi son manque de transparence. Tout cela pourrait entraîner une vague anti-technologie.

Une société très pessimiste sur l’avenir
Ce monde en « polycrise », l’interconnexion des menaces… forgent un environnement de vie marqué par l’incertitude. En alimentant fake news et désinformation, l’IA peut faire exploser les tensions sociales… La paralysie des infrastructures par une cyberattaque peut exacerber les conséquences d’une canicule… Le changement climatique peut provoquer des migrations, sources d’instabilité géopolitique.
En pleine confusion face à l’avenir, peu croient encore à la capacité des institutions à gérer une nécessaire transition. Seulement 3 % des experts en Europe jugent les pouvoirs publics bien préparés à y faire face. Un constat qui s’appuie aussi sur le retard éthique et réglementaire en matière d’IA. C’est la preuve d’une impréparation collective face à une technologie dont nous sommes pourtant responsables.
Tout ceci provoque un pessimisme grandissant sur l’avenir. 71 % des sondés considèrent qu’il est devenu plus difficile d’élever des enfants. Et, en France, 72 % pensent que les jeunes générations vivront moins bien que leurs aînés !
À l’échelle mondiale, 46 %, en moyenne, du grand public envisage de déménager en raison de risques émergents. On parle ici de changement climatique, d’insécurité ou de risques sanitaires. Ce chiffre passe à 72 % en Afrique et se limite à 36 % en Europe.
75 % du grand public se déclarent cependant prêts à modifier leurs habitudes de vie afin de réduire les risques. 85 % des répondants sont disposés à réaliser un bilan de santé annuel. 84 % sont prêts à renforcer les mesures de cybersécurité. Quant à l’adaptation des logements au changement climatique, 38 % pointent le coût et la complexité des travaux comme principaux freins.
Signe encourageant : 85 % des experts et du grand public estiment que les risques les plus inquiétants pourraient être évités par des mesures de prévention.
Des assureurs attendus en amont de l’indemnisation
Face aux risques émergents, les assureurs sont largement perçus comme des acteurs incontournables de la protection. 68 % du grand public les reconnaissent comme des partenaires essentiels de la prévention et de la résilience. Cette proportion monte à 72 % chez les moins de 45 ans.
Mais le modèle économique de l’assurance doit évoluer du curatif au préventif. Avec l’imposante quantité d’informations dont ils disposent, les assureurs doivent éduquer et proposer des couvertures préventives.
Cela concerne aussi la baisse de la fécondité, le vieillissement de la population, ou l’érosion des solidarités familiales… L’assurance doit aider à les anticiper pour mieux protéger.
Il s’agit de concilier sécurité technologique, protection climatique et adaptation démographique.
Face à cette montée des périls, l’assurance doit aider la population, les entreprises et les territoires à se préparer aux risques avant qu’ils ne se produisent. Au-delà de l’indemnisation, les assureurs ont un rôle à jouer en tant que partenaires de long terme, en matière de prévention et de résilience.
Lire aussi notre article « La cyber-résilience doit devenir proactive ».
Acteur depuis longtemps du monde de l’assurance, le Groupe Gesco Assurances anticipe, par le dialogue avec ses clients, cette évolution des besoins. En tant que courtier en assurances, il sait choisir les meilleures réponses à chaque besoin de couverture de ses 35 000 clients.
Ses conseillers sont à votre disposition au téléphone et dans l’une des trois agences des Hauts de France, à Roubaix, Douai et Arras.