Avec un nouveau record battu en septembre, l’assurance vie conforte sa place de produit d’épargne préféré des Français. À l’approche de la fin de l’année 2025, il est temps de décider comment profiter au mieux de l’avantage fiscal portant sur les contrats de plus de 8 ans.
L’assurance vie : un placement qui assure et qui rassure
Encore une collecte record en septembre 2025 avec des versements progressant de 20 % en un an, et frôlant les 15 milliards d’euros. Mois après mois, l’assurance vie confirme sa solidité et la confiance des Français dans ce produit d’épargne à long terme.
À fin août, son encours total atteignait 2 084 milliards. Ces placements sont majoritairement dans des fonds en euros. Avec un capital garanti et disponible à tout moment, l’assurance vie rassure. La sécurité des placements sur des fonds en euros séduit les Français, connus pour leur prudence.
De plus, ils aiment la souplesse de ce produit d’épargne. On peut, en effet, déposer de l’argent et le retirer quand on veut. Il n’y a pas de plafond de versements et on peut avoir plusieurs contrats. D’où son surnom, sans doute, de « couteau suisse » des placements.
Lire à ce sujet « L’assurance vie : un placement flexible malgré les intox ».
Les épargnants apprécient sa fiscalité avantageuse et son rendement plus qu’honorable pour un placement à long terme sans risque. C’est ainsi un moyen parfait pour compléter une retraite que beaucoup craignent insuffisante pour vivre de manière décente.
Donc, non seulement elle sécurise les vieux jours des assurés. Mais, de plus, elle finance également les emprunts d’État et soutient l’investissement des entreprises sous forme d’obligations.
Malgré ce rôle primordial dans l’économie du pays, certains élus voient dans les fonds en euros un caractère improductif qu’il faut taxer. Si le Projet de loi de finances 2026 maintient cette disposition, cela risque de plomber la confiance des épargnants. Et cela va aussi accentuer l’ambiance délétère qui dure depuis de nombreux mois.

Une fiscalité en deux temps
Durant les premières années de votre assurance vie, les retraits d’argent, officiellement des rachats, sont taxés à 12,8 %. Ce prélèvement forfaitaire unique (PFU) s’applique uniquement sur les gains.
Après 8 ans de détention, la fiscalité change. Vous bénéficiez alors d’un abattement de 4 600 euros chaque année sur la part de bénéfices inclus dans votre retrait. Si vous êtes marié ou pacsé, l’abattement passe à 9 200 euros.
Précisons que ces bénéfices, ou plus-values financières, correspondent exactement à la différence entre la valeur totale du contrat à la date du rachat, et le montant de l’ensemble des versements effectués. Le calcul se fait alors au prorata du montant du rachat.
Tant que les gains du total annuel de vos retraits ne dépassent pas le montant de l’abattement auquel vous avez droit, vous ne paierez pas d’impôt sur le revenu. Si ces plus-values excèdent ce plafond, ce qui dépasse est taxé à 7,5 %, le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL).
Mais vous pouvez aussi opter pour une imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
De plus, les intérêts des fonds en euros sont soumis à un prélèvement de 17,2 % de cotisations sociales, au moment de leur versement sur votre compte. Cela finance essentiellement la CSG, la Contribution Sociale Généralisée, et un prélèvement de solidarité.
Rappelons au passage que, pour effectuer un retrait, il faut en faire la demande à votre assureur. Le délai avant de recevoir votre argent varie de 2 jours à 2 mois au maximum.
Finalement, de nombreux épargnants y voient un excellent moyen de se constituer une retraite « complémentaire » essentielle. D’autant qu’avec l’augmentation de la durée de vie, plane une certaine incertitude sur l’avenir de la retraite par répartition.
Répartir ses retraits pour réduire l’impôt
C’est bientôt la fin de l’année. Et il existe un moyen de réduire la taxation de ses retraits d’argent de son assurance vie. Dans certaines situations, il peut être ainsi avantageux de diviser un rachat en deux. Une partie est réalisée avant le 31 décembre 2025, et le reste au début de 2026.
Cela concerne toutes les assurances vie de plus de 8 ans. Ce sont, en effet, celles qui bénéficient d’un abattement forfaitaire annuel sur les plus-values.
Si, par exemple, vous avez besoin de liquidités début 2026, faites d’abord un premier retrait fin 2025 sur lequel s’applique l’avantage fiscal de l’abattement. Et en 2026, comme c’est une autre année, vous bénéficiez à nouveau d’un abattement fiscal sur les bénéfices.
Un exemple : vous disposez d’une assurance vie de plus de 8 ans, avec 25 000 euros de capital et 9 000 euros de plus-values. En effectuant un seul retrait, vous paierez 7,5 % sur 9 000 euros moins l’abattement de 4 600, soit 330 euros.
Si vous effectuez deux retraits, un en 2025 de 13 000 euros dont 4 470 euros de plus-value, et l’autre en 2026 de 12 000 euros dont 4 100 euros de bénéfices, l’abattement forfaitaire annuel de 4 600 € s’appliquera dans les deux cas. Vous ne paierez donc aucun impôt.
Attention, toutefois à tenir compte du délai de mise à disposition de votre rachat partiel. Il peut varier d’une semaine à 10 jours. Donc n’attendez pas trop et renseignez-vous auprès de votre assureur.
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