Entre les vagues de chaleur extrêmes et les incendies catastrophiques, la garantie incendie d’une assurance habitation prend tout son sens. Elle permet de couvrir les dommages directs au logement ou aux biens endommagés. Pour optimiser les indemnisations, il convient de prendre quelques précautions, concernant notamment l’estimation de la valeur des biens assurés et la prévention.
Les risques couverts par la garantie incendie
Entre les garanties de base d’une assurance habitation et les extensions incluses dans une assurance multirisques habitation (MRH), il convient de bien comprendre les termes employés dans les clauses de son contrat.
Les garanties de base de toute assurance habitation comprennent une responsabilité civile habitation, une garantie incendie et explosion, une garantie dégâts des eaux et une garantie bris de glace.
La garantie incendie protège contre les dommages causés par un incendie. Cela inclut :
La responsabilité civile qui indemnise les tiers pour un sinistre dont l’assuré serait responsable ;
Les dommages au bâtiment, comme la toiture ou les murs ;
Les biens mobiliers, incluant les meubles, les vêtements ou l’électroménager.
Mais tout va dépendre des précisions de prise en charge intégrées dans le contrat. En général, sont inclus les feux accidentels, ceux causés par la foudre et les dégâts dus à la fumée. Les portes et fenêtres cassées par l’intervention des pompiers peuvent aussi être couvertes par une clause particulière…
Et sont généralement exclus les dommages causés par un fer à repasser ou une cigarette mal éteinte. De même, en fonction des contrats, les biens dits « meubles » comme le matériel électronique, les télévisions ou les objets de valeur doivent faire l’objet d’une souscription de garantie spécifique.
Il est ainsi possible de couvrir les pertes de denrées alimentaires contenues dans un réfrigérateur incendié, ou les plantations et arbres de votre jardin.
Ensuite, tout va dépendre de la valeur déclarée dans le contrat. Si vous assurez vos biens qu’à 50 % de leur valeur réelle, les dommages résultant d’un incendie ne seront indemnisés qu’à 50 %.
Pour plus de détails, lire « Assurance habitation : risque incendie ou explosion ».

La déclaration d’incendie à son assureur
Au minimum, les victimes d’un incendie disposent de cinq jours pour faire leur déclaration de sinistre auprès de l’assureur incendie. Ce délai s’applique pour les locataires et les propriétaires occupants, dès qu’ils ont eu connaissance de l’événement.
La déclaration peut se faire par téléphone, en ligne, par courrier ou sur place.
Les locataires doivent ensuite prévenir leur bailleur.
Plusieurs éléments entrent dans le traitement du dossier. En plus des coordonnées, vous devez fournir :
· Des précisions sur le sinistre comme la date, l’heure, le lieu et sa nature ;
· Une description des dommages subis, qu’ils soient matériels ou corporels, avec des photos, avant, après, et des témoignages de voisins ;
· Une estimation des dégâts, intégrant une liste exhaustive des objets détruits ou endommagés, y compris chez des tiers, éventuellement.
Il est nécessaire de justifier les dommages. Vous devez donc les conserver en l’état et fournir photos et factures de tout ce que vous souhaiterez voir indemnisé. Le tout doit s’appuyer sur un rapport de police ou de gendarmerie.
C’est votre assureur qui vous autorisera à commencer des travaux de remise en état, s’il y a urgence, comme un toit ou une porte à réparer. C’est lui qui décidera également s’il envoie un expert sur place pour l’état des lieux.
Le contrat d’assurance précise la valeur assurée pour le logement et son contenu.
On parle de valeur d’usage si on tient compte de l’usure, avec l’application d’un taux de vétusté.
On parle de valeur à neuf si l’indemnisation se base sur le remplacement au prix d’achat, même après plusieurs années. La prime demandée est alors plus élevée.
Prévention des incendies et débroussaillage
La garantie incendie d’une assurance habitation ne fonctionne que si vous prenez certaines précautions, notamment en matière de sécurité et de prévention. Il s’agit là de réduire les risques de départ de feu et d’une possible extension.
Ainsi, depuis mars 2025, le Code de la construction et de l’habitation impose au propriétaire l’installation et l’entretien d’un détecteur de fumée et son entretien.
De même, le ramonage des cheminées s’impose une ou deux fois par an, suivant le règlement sanitaire du département. C’est une condition sine qua non pour que l’assureur couvre un sinistre.
Enfin, le Code forestier impose aux propriétaires proches d’une forêt de débroussailler autour de la maison :
50 mètres autour d’une maison située à moins de 200 mètres d’une forêt ou d’un parc naturel. Si cette distance dépasse chez un voisin, le propriétaire a le devoir d’intervenir à sa place après l’avoir prévenu ;
100 mètres autour d’un logement en zone à risque, pour les communes dotées d’un Plan de Prévention des Risques Incendie de Forêt (PPRIF).
En complément, il importe de couper les herbes hautes, d’élaguer régulièrement ses arbres et de ne pas laisser dehors trop de déchets végétaux combustibles.
Rappelons que les incendies de forêt n’entrent pas dans le cadre de la garantie catastrophes naturelles.
Lire aussi « L’assurance habitation face aux réalités actuelles ».
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