Face aux cyberattaques automatisées par l’IA, aux ransomwares négociateurs ou au phishing de plus en plus indétectable, l’assurance cyber devient une obligation. En complément, les entreprises et les particuliers doivent renforcer leur résilience, en surveillant en permanence toute faille de cybersécurité potentielle.
En 2026, l’IA devient la carte maîtresse des cybercriminels
Tous les spécialistes sont d’accord. 2026 devrait voir l’IA aux commandes de la majorité des cyberattaques les plus destructrices. Plus besoin d’acteurs malveillants. Les agents IA peuvent désormais découvrir et exploiter seuls les failles de sécurité des organisations.
Certains chercheurs s’attendent à voir, dans les six prochains mois, le premier vol massif de données par un agent IA agissant de manière totalement autonome. Avec sa capacité à réécrire son code en pleine action, l’IA adapte son intrusion à une vitesse impossible à suivre par une équipe de sécurité.
L’IA générative va ainsi identifier les victimes, fabriquer un ransomware sur-mesure, et même négocier directement avec les victimes. Même les chatbots au service des visiteurs vont devenir des portes d’entrée royales pour des vols de données avec l’IA.
En matière de phishing, inutile de chercher les fautes d’orthographe ou de syntaxe… Mail et SMS criminels vont être de plus en plus difficiles à déceler. Tout message va sembler suspect… Avec la multiplication de deepfakes à base de vidéos et d’images générées par IA, il devient désormais compliqué de faire confiance.
La chaîne d’approvisionnement des entreprises va en faire les frais. Prestataires et fournisseurs d’une organisation vont devenir les cibles pour contourner la sécurité de l’objectif principal. Même les mises à jour de logiciel risquent de devenir les vecteurs de code malveillant.
Autre maillon faible : les traceurs Bluetooth, comme les AirTags. Certes très utiles pour retrouver un objet, ces petites pastilles peuvent être détournées pour suivre toute personne ou véhicule en vue de son attaque à l’endroit le plus faiblement surveillé.
On connaissait l’intelligence débridée des criminels pour mener leurs larcins. On se doutait de la collecte de données personnelles des utilisateurs sans leur consentement. Avec l’intelligence artificielle, toutes les limites devraient être repoussées au-delà de notre imagination.

Une maturité exigée en matière de cybersécurité
Avec une sinistralité qui explose, les assureurs durcissent leurs conditions de signature de contrats de cyberassurance. Plusieurs prérequis techniques sont désormais nécessaires pour démontrer un minimum de maturité en matière de sécurité.
Au premier rang, l’authentification multifacteur (MFA) devient incontournable. Sans MFA, pas de contrat d’assurance ! Elle doit équiper tous les points stratégiques de l’entreprise.
Autre prérequis : une politique de sauvegarde solide. Les données étant cruciales pour la survie de toute entreprise, elles doivent donc être sauvegardées régulièrement, vérifiées souvent. Et surtout, elles doivent être stockées à l’extérieur, déconnectées du réseau de communication.
Même exigence pour les mises à jour. Les systèmes périmés, les correctifs de sécurité oubliés sont des signes rédhibitoires pour les assureurs.
Pour répondre à ces obligations devenues vitales pour toute entreprise, il est utile de réaliser un audit de sécurité informatique. Il permet d’identifier les failles critiques et les risques à éliminer. Il est alors plus facile de dimensionner et programmer une politique de cybersécurité efficace.
Et, comme souvent l’erreur est humaine, il est, sans aucun doute, rentable d’investir dans la formation du personnel. Avec l’élaboration d’une charte de sécurité et des exercices réguliers de réponse à une cyberattaque, les collaborateurs deviendront motivés et pourront jouer un rôle de pare-feu utile au quotidien.
Toutes ces mesures font partie de la caisse à outils de la résilience au sein de l’entreprise. En matière de sécurité informatique, rien ne doit être négligé pour éviter toute interruption de l’activité.
Voir à ce sujet, notre article « La cyber-résilience doit devenir proactive ».
La cyberassurance… quand la prévention échoue
Sans être obligatoire, la cyberassurance s’impose au vu du risque grandissant de cyberattaques. Ainsi, on voit de nos jours de nombreux appels d’offres et contrats intégrer des clauses de cybersécurité. D’où la nécessité d’une cyberassurance pour remporter certains marchés ou obtenir un financement bancaire.
Les garanties de base d’une cyberassurance comprennent généralement l’intervention d’experts pour identifier l’attaque et son étendue. Sont également couverts les frais de restauration des données et des systèmes, et l’accompagnement juridique.
Côté pertes d’exploitation, elles sont indemnisées, mais plafonnées. Et couverture également importante : la responsabilité civile cyber pour se protéger de clients ayant perdu leurs données ou touchés par un malware par ricochet.
Compte tenu de la diversité du marché de la cyberassurance, il importe de demander plusieurs devis ou de faire appel à un comparateur en ligne comme Comparez-nous.
Tous les efforts pour améliorer la cybersécurité ont une influence sur le montant des primes d’assurance. Et il faut signaler toute modification des installations à l’assureur.
N’oubliez pas qu’en cas de cyberattaque, vous devez en informer votre assureur et déposer une plainte dans les 72 heures, selon la loi LOPMI. Dans le cas contraire, votre assureur peut refuser de vous couvrir.
Les cyberattaques sont toujours en tête des menaces les plus importantes pour les assureurs. Nous vous conseillons donc de faire appel à un courtier en assurance, comme le Groupe Gesco Assurances. Il saura élaborer avec vous une stratégie de protection et de cybersécurité adaptée à vos besoins.