Vols de données personnelles, messages truqués, fake news… Notre quotidien numérique est aujourd’hui le nouveau champ de bataille de la cybercriminalité. Dopées à « l’intelligence artificielle », ces cyberattaques profitent de notre dépendance et banalisent le faux et l’usage de faux. Résilience et assurance doivent désormais se conjuguer pour limiter les risques.
Une cybercriminalité en pleine expansion
Pas un jour sans qu’on entende parler d’un vol de données personnelles. Souvent trop mal protégées par des prestataires que nous utilisons, noms, numéro de téléphone, adresse mail, numéro de sécurité sociale deviennent des marchandises très recherchées sur le dark web.
Le problème est qu’il s’agit de NOS données personnelles. Et les cybercriminels vont les utiliser pour nous tromper et tenter de nous escroquer.
Mail frauduleux, faux SMS… font aujourd’hui partie de notre quotidien. Et, ne comptez plus sur les erreurs de français ou les fautes d’orthographe pour les repérer.
Grâce aux barons de la Silicon Valley, c’est désormais l’IA, « l’intelligence artificielle », qui est aux commandes. Ses capacités de traitement automatisé des données lui permettent d’essayer de nous tromper dix, cent, mille fois de suite, si nécessaire.
En corrigeant après chaque tentative son message, soyez-en sûr… Le prochain, vous ne le verrez pas venir. Vous y répondrez… Parce qu’il est à l’entête d’un de vos fournisseurs... Parce qu’il y a votre nom, votre adresse et votre IBAN…
On appelle cela de l’hameçonnage, ou phishing : le message vous incite à cliquer sur un bouton pour répondre à une demande d’informations personnelles, souvent sous prétexte d’urgence.
Les deepfakes vont plus loin en imitant au téléphone la voix d’un ami ou en vous montrant sa photo via une fausse vidéo… Difficile de ne pas y croire !
Autre cyberattaque toujours très en vogue, le ransomware bloque l’accès à vos données personnelles, sur votre ordinateur ou votre téléphone. Une rançon est alors exigée pour les récupérer. Une autre version bloque désormais les données des hôpitaux, des systèmes énergétiques…
Les enfants deviennent aussi une cible privilégiée, avec leur smartphone, de plus en plus jeunes. Ils sont particulièrement vulnérables au harcèlement et à l’accès à des sites manipulateurs.

L’assurance cyber-risques pour les particuliers et les familles
Soyons clairs : avec des modèles d’IA toujours plus sophistiqués en liberté, faire confiance dès qu’on approche le monde numérique n’est plus de mise. Le concept Zero Trust s’impose désormais comme la meilleure stratégie en matière de cybersécurité.
Le principe de ne jamais faire confiance doit donc s’appliquer à chaque accès à son téléphone, à son ordinateur ou à internet. Tous les objets connectés du foyer sont concernés. Tout doit être sécurisé.
Double authentification, mots de passe complexes à usage unique, verrouillage des informations identitaires ou sensibles. Tous les accès à privilèges doivent être spécifiquement autorisés, et uniquement au moment où ils sont nécessaires.
Voir à ce sujet notre article « Cyberassurance et protection des données ».
Ces bonnes pratiques doivent aussi intégrer les mises à jour régulières des systèmes et des applications. N’oubliez pas, également, de sauvegarder souvent vos données, en les chiffrant.
Aujourd’hui, les assureurs exigent ce type de mesures concrètes de protection avant d’accepter de vous assurer. Rappelons-nous que les cyberattaques restent toujours en tête des menaces les plus importantes, dans le classement de France Assureurs.
Pour s’adapter aux besoins particuliers de chaque assuré, les contrats d’assurance cyber-risques sont généralement sur mesure. Ils sont également flexibles pour répondre aux évolutions récentes des cyberattaques.
En matière de couverture, l’assurance cyber-risques propose un soutien technique réactif, une aide financière adaptée et une assistance juridique étendue.
Concrètement, des experts en informatique vont vous aider à récupérer vos fichiers, et à rétablir une protection efficace de vos appareils numériques. Ils peuvent aussi se charger de supprimer des contenus diffamatoires en ligne pour assainir votre réputation. Certains surveillent internet pour détecter l’usage frauduleux de vos données personnelles.
Sur le plan financier, des remboursements font souvent suite à l’usage de carte bancaire piratée, tout comme le financement d’une assistance juridique et administrative.
Adapter son assurance cyber-risques à ses besoins
Plusieurs clauses d’un contrat peuvent être ajustées en fonction de ses propres besoins. Mais, à la base, il faut rester conscient que, sans efforts concrets de protection, l’assurance peut refuser de vous indemniser.
Autre point important : une assurance cyber-risques pour particuliers ne couvrira pas des dommages causés à vos occupations professionnelles, même si vous travaillez à domicile.
En fonction de votre mode de vie numérique et de votre usage d’internet, vous pouvez moduler la couverture des garanties de votre contrat.
Attention, toutefois, toute augmentation des plafonds d’indemnisation ou toute baisse du niveau des franchises influence le montant de votre cotisation. C’est également le cas si vous augmentez le type de risques couverts ou l’étendue des prises en charge juridiques ou financières.
Pour doser avec justesse le niveau des garanties de votre contrat, l’aide d’un courtier en assurances, comme le Groupe Gesco Assurances, vous sera très utile. Son savoir-faire et son expérience en la matière permettent à ses conseillers de vous aider au mieux à trouver la formule la plus adaptée à vos besoins.